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Homarus gammarus

Linnaeus, 1758

Homard

Systématique
Identification
Biologie
Distribution
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Bibliographie

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Systématique   {MSG_BIOLOGY_LISTE_CATEGORIES}
Nom latin : Homarus gammarus (Linnaeus, 1758)
Synonymes : Homarus vulgaris (Milne Edwards, 1837)
Classification : Crustacea [ Brünnich, 1772 ] ( Crustacés )
 
Nom : Homard
Langouste européenne
Nom : European-lobster
Identification   {MSG_BIOLOGY_LISTE_CATEGORIES}
Principaux caractères d'identification
Grand crustacé bien connu et apprecié pour ses qualités gastronomiques: les plus grands exemplaires atteignent une taille respectable de 60 cm et un poids de 6 kg, mais en général la taille des spécimens pêchés est de 25 à 50 cm.

La carapace est lisse, le rostre est bien développé est pointu. Les trois pattes antérieures portent une pince (chélipèdes), les deux autres sont terminées par une griffe. Les premiers chélipèdes sont énormes, surtout chez les mâles adultes et se terminent par des fortes pinces, légèrement asymétriques: une des pinces est plus large et armée de dents irregulières sur ses bords coupants (pince broyeuse), l’autre est plus mince et armée d’une rangée de dents en scie sur le bord interne du doigt fixe (pince coupante). L’abdomen et la rame caudale sont robustes. La couleur générale du corps est bleu foncé et marbré, les extrémités des pattes sont blanchâtres, les flagelles des antennules et des antennes sont oranges.
Confusions possibles
Il impossible de confondre cette espèce. L’espèce la plus proche est le homard américain Homarus americanus Milne Edwards, 1837 de la côte est des Etats-Unis et du Canada, qui se distingue par la coloration vert foncé (orange sur la face ventrale), les pinces plus larges et plates et par les bords du rostre (portant les dents plus nettes).
Biologie   {MSG_BIOLOGY_LISTE_CATEGORIES}
Nutrition
Le homard est omnivore et consomme tout animal, qu’il est capable d’attraper ou de maîtriser; le plus souvent il s’agit d’animaux lents comme les mollusques, les vers, et les échinodermes. A l’occasion il s’attaque aussi à d’autres crustacés et aux poissons, et se nourrit également d’animaux morts et d’algues. Après la mue il a été observé en train de consommer sa carapace pour "récupérer" le calcium utile au durcissement de sa nouvelle cuticule.

Le homard passe la journée dans son abri, qu’il remanie constamment en poussant les sédiments vers l’extérieur avec ses pinces. L’abri est le plus souvent une crevasse naturelle recherchée en fonction de la taille de l’animal, et éventuellement modifié par creusement, déplacment des pierres etc. Parfois c’est un terrier creusé dans le sédiment meuble à la base d’un rocher. La nuit, le homard sort de son abri pour chercher sa nourriture, qu’il détecte surtout grâce à des récepteurs olfactifs. Il s’agit d’un animal assez agressif, qui attaque tout animal de taille inférieure à la sienne. Cette agressivité est également manifestée envers ses congénères, surtout par les grands mâles qui font souvent preuve d’un comportement territorial marqué (défense des abris, du territoires, batailles pour les femelles etc.). Dans certaines régions les homards effectuent des petites migrations saisonnières.
Cycle de vie / Reproduction
L’accouplement intervient juste après la mue de la femelle, qui a encore la cuticule molle. Le sperme est introduit par les appendices abdominaux du mâle, modifiés en organes copulateurs, dans le réceptacle séminal de la femelle et stocké dans une poche, la spermathèque. La femelle peut ainsi féconder ses oeufs avec le même sperme pendant au moins deux années successives. Les oeufs (5000 à 50.000 selon la taille de la femelle) sont pondus de juillet à décembre, et portés attaché sur les pléopodes (appendices abdominaux) des femelles pendant 7 à 10 mois environ, mais en général un tiers des oeufs est perdu lors de l’incubation. Les éclosions sont également étalées sur plusieurs mois selon les femelles, le maximum intervenant en mai-juin. Les larves libérées (présentes dans le plancton d’avril à aôut) ont une vie pélagique de près d’un mois pendant laquelle elles muent 4 fois avant de devenir les post-larves, qui ressemblent déjà à des petits adultes et commencent à mener une vie benthique. En moyenne le homard mue une dizaine de fois la première année, 3 à 4 fois la deuxième, 1 à 2 la troisième, 1 seule fois ensuite, et après de moins en moins fréquemment jusqu’à arrêt complet de la croissance.
Interaction avec les autres espèces
Le homard est parasité par plusieurs espèces de protozoaires, dont un sporozoaire du genre Aggregata, et la grégarine Porospora gigantea, par le copépode Nicothoe astaci et par l’annélide Histriobdella homari, qui peut se trouver dans la cavité branchiale ou dans les pontes. L’amphipode Isaea elmhirsti semble vivre de façon permanente entre les pièces buccales du homard, sans avoir des effets négatifs sur son bien-être.
Distribution   {MSG_BIOLOGY_LISTE_CATEGORIES}
Habitat

Rochers
Fonds rocheux accidentés susceptibles de procurer en nombre suffisant les abris et l’alimentation; les animaux colonisent aussi les épaves et enrochements engendrés par l’activité humaine. Les juvéniles fréquentent parfois les fonds sableux ou vaseux parsemés de pierres et de débris divers.
Distribution géographique
H. gammarus est présent dans l'Atlantique Est de la Norvège au Maroc, et aux Açores, dans les parties occidentale et centrale de la Méditerranée, et dans la partie occidentale de la Mer Noire. L'espèce n’a jamais été signalée dans la Mer Baltique, la Méditérranée extrême-orientale (Chypre, sud de la Turquie, Israël, Egypte), la partie orientale de la Mer Noire (Crimée, pays du Caucase), ni des Iles Canaries ou de Madère.

Bathymétrie : Plateau continental entre 0 et 200 m, mais généralement rare au-delà de 100 m de profondeur.
Liens   {MSG_BIOLOGY_LISTE_CATEGORIES}
Sites Web :
http://www.marlin.ac.uk/index2.htm?demo/Homgam.htm
http://www.mnhn.fr/mnhn/bimm/protection/fr/Especes/Fiches/Homarusgamma [...]

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Bibliographie   {MSG_BIOLOGY_LISTE_CATEGORIES}
N/A
Fiche créée par A. Anker & P. Noë le 3/02/2000

Modifications :
Christophe Naslain - 19/11/2002


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